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let’s play kung fu

[dessins] [2010]
Série de dessins à l’encre et à la peinture vinylique
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Let’s play kung fu est une réponse graphique, acrobatique, sportive et martiale aux prédations modernes. Un parallèle fait entre l’organisation d’un réseau trophique occidental humain et la pyramide alimentaire animale.

Par définition, le prédateur serait un organisme vivant mettant à mort ses proies en vue de s’en nourrir ou d’alimenter sa progéniture (son égo). Dans la nature, la prédation entretiendrait un rôle d’équilibre écologique et les prédateurs se repaissent en général d’animaux faibles ou malades.

Je m’intéresse à faire des liens entre les formes de prédations animales (attendues) et humaines (plus dissimulées).
Je cherche à mettre à jour les jeux de pouvoir « cannibalesques » dans des sociétés dites civilisées.
Manger l’autre, le brimer, l’anéantir et finir par le mettre à mort.

Comment traduire, par le dessin, la prédation existante dans notre monde d’hommes capitalistes, compétitifs et consommateurs?

Let’s play kung fu présente deux âmes belliqueuses se bravant.
L’action est au cœur de la série, La mise à mort ou la victoire de l’un sur l’autre n’est pas divulguée. L’enjeu est de mettre à jour l’idée d’affrontement, le concept d’agression.

C’est aussi un hommage au genre cinématographique wuxia, un sous-genre du film d’action, qui contient nombre de scènes de combats entre les personnages. C’est une forme cinématographique affiliés au divertissement, avec un humour bien présent et des chorégraphies très élaborées, un équivalent chinois de nos films de cape et d’épée.
On dit que la topographie du Nord de la Chine, avec ses vastes étendues, permettant l’utilisation sans contrainte des jambes lors des assauts, a favorisé un style de combat à longue distance. Ce sont ces mouvements suspendus réglés au cordeau et cet enjeu également qui m’intéressent et constituent la base formelle de la série.

Face au vif ninja (la couleur exacte de ce personnage dans mes dessins est un orange presque fluo) se découpe un animal préhistorique, à priori bien plus imposant mais étrangement non détouré. Le vide se confronte au plein. Les lignes de l’animal convergent ou divergent (selon le point de vue) depuis des point de tensions anatomiques.


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