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flâneuses

conception, réalisation
en collaboration avec Marie-Eve Parenteau

Idéalement, marcher est un état où l'esprit, le corps et le monde se répondent, un peu comme trois personnages qui se mettraient enfin à converser ensemble, trois notes qui soudain composeraient un accord.
– Rebecca Solnit

Flâner dans les rues d’une ville, déambuler à travers les recoins d’un village ou les sentier d’une forêt, librement et sans destination fixe, est un acte qui a propulsé la créativité de plusieurs philosophes et artistes : Rousseau, Nietzsche, Flaubert… Tous trouvaient l’inspiration à travers de longues ballades, au cours desquelles ils devenaient invisibles, se transformaient en observateur, pouvant librement laisser aller leurs pensées, leurs réflexions et leur créativité. La marche devient alors une activité fondamentale au développement des idées.
Pourquoi donc certaines femmes n’ont-elles pas la même facilité de déambulation dans l’espace public ou ont dû se travestir en homme afin de jouir de cette même liberté de déplacement ? George Sand, par exemple, portait pantalon et chapeau afin de marcher tranquillement dans les rues du Paris et d’accumuler les informations et inspirations nécessaires au déployement de sa pensée politique et littéraire. Les temps ont-ils évolués? Et dans quel sens?
La femme n’aurait pas d’espace pour créer autant qu’un homme, puisqu’elle n’est pas, au même titre, libre d’errer dans l’espace public.

A female flânerie not only changes the way we move through space, but intervenes in the organisation of space itself.


Recherche en cours en collaboration avec Marie-Eve Parenteau,